Athlétisme V&O: Retour sur le Team challenge de McGill

Harold Vulgaire. Photo Sébastien Desbordes

Voici un retour trè détaillé du dernier week-end d’athlétisme: le team challenge de McGill. Un texte de Guillaume Ménard, membre de l’équipe.

Vendredi dernier un autobus bondé d’athlètes du Vert et Or athlétisme prenait la route en direction du rendez-vous annuel du Team Challenge à l’université Mcgill. La 17e édition présentée au Tomlinson Fieldhouse, égal à son habitude, donnait lieu à une sorte de mini-CIS, ou encore, à ce qui peu équivaloir à un championnat de l’est. Avec la présence d’universités comme York, Ottawa, Western, Toronto, Mcgill (évidemment), Laval (aussi) et Sherbrooke (bien certainement) et un stade aux configurations invitants le spectateurs à participer à créer un ambiance électrisant, la recette était complète pour donner un spectacle de qualité. Difficile à décrire cette ambiance, il faut y être pour comprendre. En littérature, on différencie une narration qui dit d’une narration qui montre. Ici, comme dise les anglais, le showing est de mise.

 

J’y étais, ça vaut la peine de vous montrer mon point de vue.

 

Tandis que les coureurs du relais 4 fois 200m masculin s’affairent à installer leur bloc de départ, un anneau humain encercle la piste. La prochaine épreuve en piste, the next event on the track, clame dans les haut-parleurs l’annonceur local Rob Watt, the four by two. Les entraîneurs, chronos en main, attendent les résultats espérés. Dans le couloir numéro unnnnnn! De l’université d’Ottawaaaaaaa! Oluwasegun Makiiiiiiinde! Qui recherche un standards pour les CIS, qui un record par équipe, qui une victoire. Un murmure plane sur la piste. On tente les prédictions. Dannnnnnnns le couloir numéro deux! De l’université de Westernnnnn! Miiiiiguel Waaaaaason! Des cris s’élève du côté d’un groupe d’athlètes vêtus d’un survêtement mauve. Ailleurs, on fait entendre ses acclamations à l’annonce du coureur de York et un peu plus loin, à celle du coureur de l’université locale. Dans le couloir numéro six! De Sherbrooke! Harold Vulgaiiiiiiire! Les Vert et Or se font remarquer. Un officiel s’avance devant les couloirs : Debout, derrière vos blocs. Sauts agiles et puissants, les joues gonflées, on expire et on visualise l’effort. Les montres des spectateurs sont prêtes. Goooooo Laval! Come on Torontooooooo! Les pensées des coureurs se concentrent sur leur objectif. On oublie la foule. Messieurs, à vos marques! Le starter a déjà couvert ses oreilles pour se protéger du puissant coup de fusil qu’il s’apprête à donner. Puis, il demande le calme du public : Chuuuuuuuuuuuuuut. Instantanément, le silence prend toute la place. Au centre de la piste, Richard Crevier cale un peu plus sa casquette sur sa tête et dirige un regard déterminé et confiant vers les coureur en Vert et Or. Je regarde vers Harold. Puis Simon, Robin et Sébastien qui recevront dans cet ordre le témoin. Ils on l’air prêts. D’après ce qu’ils m’ont dit avant la course, je suppose que le temps sera bon. Prêts! Les coureurs se redressent, leur poids vers l’avant, témoin en main. Bang! À cet instant précis, à la seconde même où les compétiteurs poussent puissamment dans les blocs de départs, la foule, en simultané avec la voix de Rob Watt, éclate. Ils sont maintenant en piste! Goooooo Sherbroooooke! Come on Haroooold! On track they are!! This is the start of the four by two! C’est le seul endroit où j’ai vu dans ma vie une foule passer d’un calme n’ayant rien à envier à celui d’un temple bouddhiste en pleine séance de méditation, aux cris déchaînés digne d’un stade romain lors d’un combat de gladiateurs.

 

 

Une ellipse plus tard (pour continuer avec la terminologie littéraire), après un accrochage illégal du coureur de Western à l’endroit de Sébastien Sévigny (Vert et Or), celui-ci projeté à l’extérieur du couloir comme s’il eut été un danseur de ballet dans une course de sprinteurs passablement baraqués, après trois échanges dans l’ensemble bien réussi, le quatuor sherbrookois reviens au bercail avec son billet aller-simple pour le championnat canadien universitaire, avec un temps de 1 :28.18. Selon les principaux intéressés (Harold Vulguaire, Simon Léveillé, Robin Delépine ainsi que Sébastien Sévigny) il ne serait pas surprenant de les voir courir sous la barre des 1 min 28 s d’ici la fin de la présente saison. Pour le moment, ils sont d’ailleurs en tête au classement provincial, avec une bonne avance sur le relais de l’Université de Laval.

 

Au pentathlon, le nouvel arrivant Yann Thibaudieu a surpris beaucoup de ses adversaires. Il n’avait jamais participé encore à une compétition sur le circuit universitaire canadien. Il ainsi terminé au deuxième rang de la rencontre avec un retard de 79 points sur le vainqueur Mark Chenery (3745 points). C’est au 1000m qu’il c’est le plus démarqué avec un temps de 2 min 37 s, tandis qu’à l’inverse, il n’a pas connu de bons lancers au poids. Avec ce pointage, il devrait participer au championnat canadien en mars.

 

De son côté, Alexandre Gagné à catapulté son marteau à 17. 84m pour s’emparer du 2ième rang de la compétition. Il venait aussi de battre un record universitaire québécois, celui de Jarom Lapierre (17. 52m, 2002). Avec sa performance, il se qualifie pour le CIS. Laissez-moi vous dire qu’après son lancer il semblait pleinement satisfait.

 

Au classement, on termine avec un point d’avance sur Laval (42). La lutte s’annonce chaude pour le championnat provincial (présenté à Sherbrooke les 25 et 26 février prochain). Il semble bien que le travail à faire sera du côté des épreuves de demi-fond pour le Vert et Or, si nous voulons l’emporter sur Laval. Puisque du côté des sprints et des sauts et lancers, nous présentons les meilleurs résultats.

 

En ce qui concerne l’équipe féminine, elle a aussi offert une excellente performance au relais 4 fois 200m. Avec un temps de 1 :44.40, Éloïse Rheault, Pascale Delisle, Sabrina Néron et Amélie Gélinas-Lafrnière s’assurent quasiment d’une participation assurée au championnat canadien, même si elles n’ont pas couru le standard de 1 min 42 s et 51 centièmes.

 

Le relais 4 fois 400m (Pascale Delisle, Nana Momoh, Alexandre Desmarais-Gagnon et Catherine Gauthier) a quant à lui couru sous la barre des 4 minutes. Cette performance, sans respecter le standard CIS, sera aussi probablement suffisante pour amener les filles à Winnipeg en mars.

 

Aux épreuves individuelles, nous pouvons aussi souligner quelques bons résultats. Tout d’abord, Nana Momoh a comblé les 600m de son épreuve en 1 :33.84. Elle réalise ainsi la deuxième meilleure performance en sol québécois cet hiver. Au 1500m, Gabrielle Lebel (4 :43.46), Caroline Gendron (4 :46. 18) ont pris respectivement le deuxième et troisième rang du classement universitaire québécois. Pour Lebel il s’agit d’un meilleur temps personnel intérieur.

 

Finalement, au saut en longueur Justine Bernier et Éloïse Rheault ont terminées 5e et 7e de la compétition. Au classement provincial elles occupent présentement le 3ième et 4ième rang.

 

Ceci dit, notre équipe féminine est en bonne voie de pouvoir à nouveau remporter le championnat provincial.

 

En ce qui à trait à la prochaine compétition, nous prenons la route vers la fin de la semaine prochaine pour nous rendre au Valentine Invitational de l’Université de Boston.

 

 

 

 

 

 

 

 

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