Ce n’est certainement pas le début de saison qu’envisageait coach Maciocia lorsqu’il est arrivé en héros au Cepsum au cours de l’hiver. En plus de l’équipe qui se retrouve au 3e échelon, dernière parmi les équipes francophones, l’institution doit négocier avec un cas de dopage et un de forfait pour joueur inadmissible. Vraiment pas le début envisagé…
LES FORCES
L’unité défensive des Carabins est encore et toujours l’unité dominante pour les bleus. Malgré un considérable virage jeunesse, l’unité de coach Touchette est solide, se pointant au 2e rang québécois. Cette unité bi-générationnelle est menée par deux secondeurs de premier plan : le vétéran Jonathan Beaulieu Richard (2e au Québec avec 42 plaqués) et la recrue Byron Perez Archambault (25 plaqués et 3 sacks). Les jeunes de cette équipe voient beaucoup de temps de jeu rapidement dans leur carrière, parlez-en à J-S Blanc, Antoine Pruneau, Mike Dubuisson, Anthony Coady et compagnie…
La discipline est dorénavant le plus grand des alliés pour les Carabins; fini le temps des CaraBangBang à Montréal. Les troupes marchent serrées et dans la même direction, résultat : l’équipe la moins pénalisée au Québec.
Après avoir joué à la chaise musicale avec ses quarts en début de saison, coach Maciocia peut maintenant faire confiance à un Alex Nadeau-Piuze qui joue avec assurance et leadership. Malgré le fait qu’il soit, (et de loin), le quart qui se fait le plus frapper au Québec, il se relève toujours tel un vrai warrior.
LES FAIBLESSES
L’offensive des bleus bouge bien le ballon, mais repose sur une ligne offensive qui peine à s’imposer. L’équipe qui accorde le plus de sacks au Québec est méconnaissable par la course. Il y a beau y avoir des blessures, les bonnes équipes s’adaptent (voir la situation du R&O). On se rappel de l’UdeM comme une équipe qui a toujours voulu établir le sol avant tout. Avec le meilleur porteur de ballon au Canada dans son champ arrière en Rotrand Sené, coach Iadeluca ne semble pas du même avis. Rotrand ne touche pratiquement pas au ballon (en moyenne 13 fois par match), ce qui est complètement insuffisant. Je questionne la capacité du coaching staff de varier leur plan de match pour mettre Rotrand dans de meilleures situations. Où sont les screen pass, les draws, les réceptions de passes… Je veux bien croire que le jeune groupe de receveurs est talentueux (et il l’est), mais on parle du meilleur porteur au Canada en 2010…
La jeunesse de cette équipe est palpable; on sent que le coach prépare déjà son équipe du futur. On ne semble pas jouer pour cette année au CEPSUM autant qu’on le fait pour l’an prochain, et l’autre d’après… On peut critiquer le staff sur cet aspect, mais c’est quand même compréhensible de vouloir bâtir avec ceux qui
seront à tes côtés pour les prochaines années.
Finalement, on parle ici d’une équipe qui n’a réussi que 4 placements depuis le début de la saison (4 en 8). Je veux bien croire que tu veux former le futur, mais lorsque tu fais commencer ton botteur de 2e année à la place de ton vétéran de 5e année, tu as ce genre de résultats. Une chance que Pierre-Paul Gélinas s’est
vu réattribuer son poste, lui qui a depuis réussi 4 placements en 4 tentatives…
À SURVEILLER
Avec tous ces jeunes qui voient beaucoup de temps de jeu, je ne serais pas surpris que les demi-défensifs Mike Dubuisson et Anthony Coady ressortent du lot au cours de la 2e moitié de saison.
Aussi, le retourneur Mikael Davidson s’établira comme l’un des joueurs les plus dangereux lorsqu’il a le ballon entre les mains.
Avec des matchs contre Laval, à McGill, à Concordia et contre Sherbrooke, les Carabins peuvent encore aspirer à la 2e position, jusqu’à ce que le verdict tombe concernant le forfait…

Je crois que le forfait risque de leur faire perdre la 3ième position à moins qu’il cause une surprise contre Laval et Sherbrooke. Mais je suis d’accord avec toi, la discipline des Carabins est de bonne augure pour les prochaines années. En tous cas, en deuxième moité de la saison, on va séparer les hommes des enfants:)