Analyse du V&O: Forces et faiblesses (2 de 3)

Patrick Chénard est un des meneurs en défensive pour le V&O avec 3 interceptions depuis le début de la saison. Photo: Dom Bernier

En prévision du match de samedi, 13h qui aura lieu au stade de l’UdeS, voici la 2e partie de mon analyse.

VERT & OR de SHERBROOKE (3-1)

C’est un vert & Or bien positionné au classement qui revient devant ses partisans en fin de semaine. Avec une fiche de 3 victoire et 1 défaite, la troupe de coach Bolduc est au 2e rang au Québec et se pointe au 5e rang canadien. Chaque victoire a été chèrement méritée et la défaite fut remplie de positif. Il ne reste que les Carabins de l’UdeM à affronter pour avoir fait le tour de la conférence et être en mesure de dresser un bilan de mi-saison.

Les verts présentent une équipe aux antipodes jusqu’à maintenant. Offensivement, ils sont bons par la passe (2e au Qc), protègent bien le quart arrière (1er au Qc), marquent beaucoup de points (1er au Qc) mais ne courent pas bien le ballon (4e au Qc). Inversement, la défensive est bonne contre le sol (2e au Qc) mais accorde beaucoup de points (4e au Qc), ne sack pas le quart adverse (6e au Qc) et accorde beaucoup trop de verges par la passe (6e au QC). Il faudra rééquilibrer le tout…

LES FORCES

Bon, ça commence à être redondant de le dire, mais la force offensive du V&O est son jeu aérien. Mené par le candidat au HEC Creighton Simon Charbonneau-Campeau, qui est tout simplement phénoménal avec 7 touchés en 4 matchs, l’offensive de coach Lessard semble inarrêtable. Le quart Jay Roch est présentement 1er au pays pour le nombre de verges lancées; il se dirrige tout droit vers une des meilleures saison de l’histoire de l’équipe. Les receveurs Gabriel Goulet, Alexandre Corriveau et le porteur David Dumas-Goulet sont de plus en plus dangereux lorsque le ballon leur tombe entre les mains. Parlant de dangereux, pas besoin d’écrire trop longtemps sur le cas du receveur Ismaël Bamba à ce sujet…

Pour compléter ce jeu aérien productif, on parle aussi d’une offensive qui protège bien le Quart-Arrière. Cela a toujours été une priorité pour le coach et c’est une force cette année encore. Les joueurs de ligne Samuel Desgagné-Leblanc, Yannick Sage et Kevin Croft entre autre font du bon travail. Il faut aussi mentionner l’apport des porteurs de ballon et des tight-ends en protection, qui viennent seconder avec succès leur groupe de joueurs de ligne.

Défensivement, il faut bien évidemment parler des secondeurs comme étant LA force de cette équipe. Les Filipe Fonseca, Kevin Regimbald et Nicolas Boulay sont le coeur de cette défensive. Ils sont efficace contre le sol ainsi qu’en couverture de passe. Les 2 hics: ils passent trop de temps sur le terrain pour être à leur meilleur tout le temps et n’arrivent pas à mettre suffisamment de pression sur le quart. La carte cachée du coach sur cet aspect pourrait bien être Philippe Dubuisson, qui vient fréquemment compléter le trio à la position de Dime.

Les unités spéciales de coach JV sont probablement l’unité la plus constante des verts en ce début de saison. C’est très bon signe lorsque les deux autres unités peuvent se fier sur les unités spéciales pour marquer les points au moments opportun, donner des bonnes positions de terrain et ne pas faire d’erreur. C’est exactement ce à quoi William Dion nous habitue en ce début de saison, lui qui est le 1er marqueur au Canada et 1er au Québec pour les bottés de dégagement. En plus, Ismaël Bamba est respectivement 1er et 2e au Québec pour les retours de bottés d’envoi et de dégagements. Vraiment, on se doit d’être en confiance lorsque la 3e unité est sur le terrain.

Un intangible joue aussi en faveur du Vert & OR: l’avantage du terrain. L’équipe sherbrookoise est pratiquement invincible sur son terrain depuis 2-3 ans, n’ayant perdu que contre le R&O de Laval. Il est clair que les partisans sherbrookois et le gazon naturel y sont pour quelque chose !

LES FAIBLESSES

Tout n’est pas rose pour le V&O, à commencer par la défensive contre la passe. On est la seule équipe au Québec à accorder plus de 300 verges par match en moyenne par la voie des airs. Comment de si bons joueurs (car ils ont bons nos DB), avec un si bon coach peuvent ils donner un si piètre résultat? On parle de 1/12 en défensive (voir entrevue avec Nicolas Boulay) et c’est probablement ce qui fait défaut: chaque joueur doit se contenter de faire son assignation sur chaque jeu. Lorsqu’un joueur tente d’en faire plus ou de faire la tâche d’un autre, il fait inversement moins bien la sienne et cela crée des trous béants en couverture. Une meilleure pression sur le quart adverse pourrait donner un coup de main en situation de 2e et long, mais on note surtout que ce sont les courtes passes qui se transforment beaucoup trop souvent en longs gains. Il faut réussir les plaqués du premier coup et forcer l’adversaire à prendre des chances, c’est dans ces situations qu’il y aura des opportunités de revirements. Parlez-en à Patrick Chénard, qui est 1er au Québec avec 3 interceptions. 1|12, c’est tout ce qu’il faut… de chacun !

Malgré une nette amélioration lors du dernier match, il faut dire que le jeu au sol du V&O est encore une faiblesse. Il faut un peu plus de constance pour réellement y voir un changement. La tenure du porteur Gabriel Bernard-Perron est très encourageante. Il a bien fait lors de son premier départ la semaine dernière et devrait voir d’avantage de ballons cette semaine. Beni Djock devrait lui aussi toucher plus à la balle. Ça ne sera pas bien long que ces 2 là vont se compléter à merveille… Avec un match pluvieux ce samedi, il ne serait pas surprenant de voir une excellente performance au sol, contre une défensive méconaissable contre la course…

On parle d’une équipe qui a de moins en moins de faiblesse apparente; il faut maintenant s’attaquer à la discipline. Vrai que le V&O est toujours l’équipe la moins pénalisée lors d’un match (comprendre que l’équipe adverse l’est plus). Toutefois, on note que l’équipe de coach Bolduc a quand même une vilaine moyenne de 10 pénalités par match. Vrai que ces pénalités ne sont en moyenne que de 87 verges par match, mais la pénalité réelle, celle qui tient compte des verges gagnées et par la suite annulées pour cause de pénalité est bien pire. Lors du dernier match, si l’on compte les verges gagnées puis anulées, on arrive à un total de plus de 200 verges de pénalités. Cela peut devenir une bien coûteuse habitude…

RÉSUMÉ

Le Vert & OR forme une très bonne équipe, il n’en fait nul doute. Contre les Carabins, il faudra continuer de faire ce que l’on fait le mieux: marquer des points. L’offensive doit connaître un autre fort début de match pour mettre la pression sur la jeune offensive adverse. Il revient toutefois à la défensive de montrer ses vraies couleurs et de gagner le match pour les verts. Un effort collectif complet ferait le plus grand bien à l’approche de la mi-saison…

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